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CONGRÈS
26.04.2019

Congrès national de la Conf à Tours

14.05.2019 -
La semaine dernière, le congrès national bisannuel de la Conf se déroulait à Tours-Fondettes. Plus de 300 paysan.nes de toute la France ont participé aux débats pour définir les orientations syndicales.

Plus de 300 paysans de toute la France, des Dom et de la Corse qui ont participé à l'édition 2019 du Congrès en Région Centre-Val de Loire. 

Le 1er jour était consacré au rapport d'orientation et au rapport d'activités, aux interventions des organismes liés à la Conf' (Fadear, Solidarité paysans, Amis de la Conf', commission paritaire, syndicat des salariés etc) et à une rencontre avec le Ministre de l'agriculture Didier Guillaume*.

Le rapport moral et le rapport financier ont été présenté le 2ème jour. Des représentants du Mouvement des Sans Terre au Brésil sont également venus témoigner de leur combat. Un temps d'échanges a ensuite été dédié à la question de la bonne gestion des relations employeurs-salarié-e-s. Enfin, l'après-midi était consacré à la dynamique syndicale.

Interpellation du Ministre par Laurent Pinatel, porte-parole national

 
Réponse du Ministre de l'agriculture - Didier Guillaume
 
Vidéos des questions spécifiques posées par la salle au ministre:

- Fonds d'indemnisation des victimes de pesticides

- Revalorisation des retraites agricoles

- Prédation ours

- Sortants de l'ICHN*

- Situation dans les DOM

 

Discours de clôture de Laurent Pinatel
Agir comme s'il était impossible d'échouer.
 
Nous avons fait pendant ces deux jours le bilan de la campagne électorale et nous avons préparé la suite. On n'a pas eu de difficulté pour la dernière tribune, sur la dynamique syndicale, à se dire qu'il fallait des jeunes, qu'il fallait des filles. Cela s'est
fait naturellement. Cette campagne a permis à beaucoup de gens d'émerger, qui n'étaient pas forcément là, il y a deux ans ou il y a quatre ans. C'est là-dessus que la Confédération paysanne doit s'appuyer pour construire la suite, qui consiste à
défendre les paysannes et paysans en permanence.
 
Dominique Deniaud disait hier qu'on est déjà en campagne pour les prochaines élections. De fait, on est déjà en lutte pour que les paysannes et paysans arrêtent de disparaître. On est là, nous, Confédération paysanne, autour de cet ADN, de cette génétique qui consiste à lutter contre la disparition des paysannes et paysans, parce qu'on porte un projet agricole qui est tellement plus large. On m'a demandé tout à l'heure de donner les éléments pour réussir à convaincre les mecs de la FNSEA**. C'est un peu compliqué, la barre est placée trop haut, il faut déjà les contrer. Mais il ne faut désespérer de personne et désespérer de rien.
 
Nos collègues du Mouvement des Sans Terre qui vivent depuis longtemps des choses effroyables. Et bien, ils sont toujours là, à lutter. C'est une sacrée leçon qu'ils nous ont donné. C'est un peu la même leçon que vous nous avez donné à la tribune. Quand tu nous dis, dans l'Oise "on est parti à deux et puis c'était un peu pareil dans la Somme et puis il y avait dix ou quinze personnes dans l'Aisne lors de la première réunion de meeting et une trentaine le soir". Je me dis que chaque fois qu'on se donne les moyens de lutter, de mettre ce qu'est la Confédération paysanne sur la table, et qui nous unit dans nos différences, chaque fois on progresse. Ce congrès en est le parfait exemple.
 
On a travaillé hier sur le rapport d'orientation qui revendique des fondamentaux, il y a eu l'interpellation du Ministre, un moment fort : on lui a dit ce qu'on était nous-mêmes. C'est ce qui m'a plu dans ce congrès c'est qu'on a interpellé le Ministre
(c'était un peu préparé) d'une manière très pertinente (mais aussi un peu impertinente) et qui nous ressemble.
 
De ce congrès on ressort avec une ligne forte : il faut aller travailler dans les départements, il faut donner aux départements et aux régions les moyens de travailler, il faut donner aux salariés plus de moyens, des temps de travail conséquents, des conditions de travail acceptables. Il y a une volonté qui ressort de ce congrès d'aller sur le terrain. On reçoit le ministre en l'interpellant par des revendications qu'on va chercher sur le terrain. Il y a là une cohérence que n'ont pas les autres syndicats. La Coordination rurale n'a pas de militants, elle a une espèce de projet assez fourre-tout mais elle n'a
pas de militants. Ils sont venus chercher nos gars pour faire des listes d'union parce qu'ils n'ont pas de militants. A la FNSEA**, on voit bien cette dichotomie entre Christiane Lambert, ce qu'elle porte dans les salons du ministère et ce que sont nos collègues paysans dont on se dit "mais pourquoi ils ne sont pas chez nous ?"
 
Tant que l'on restera cohérent, unis dans notre différence et dans le respect de tous, tant qu'on réussira à garder cet esprit-là, alors oui, on pourra "agir comme s'il était impossible d'échouer".
 
C'est tout ce que je vous souhaite pour la suite. Merci
 
Laurent PINATEL
 
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